les voyages en metro...

les voyages en metro...
Mercredi 24 avril :

C'est fou les gens que l'on peut rencontrer dans une rame de métro !


Il était vers 7h45 quand je me suis engouffrée dans ce monstre: De ceux qui pourrait appartenir à la classe des reptiles, une masse métalique qui va a vive allure, ralentit, attrape ses proies, repart a la chasse et ceci jusqu'à tard dans la nuit. Un monstre que l'on pourrait surnomer Jörmungand tant sa puissance technologique est grande!
Ainsi parée pour une nouvelle journée de boulot, je m'assois dans le fond du métro-Toujours dans le fond-Je m'apprête alors à rallonger ma nuit trop soudainement écourtée par ce foutu objet ovale qui eclaire le mur de ma chambre par des chiffres rouges, il parrait que l'on appelle ça un réveil, si vous voulez mon avis je l'aurait plus volontier nommé: le retour à la réalité, on est si bien quand on dort pourquoi vient il nous assomer par sa sonnerie constante et nous rappeler que la vie continue et que nous aussi par la même occasion!
Alors je suis là dans le fond du métro-Toujours dans le fond, au millieu de tout ces gens aigris avec lesquel je me confond quand ce type s'installe en face de moi et reste me fixer longuement, je détourne le regard destabilisée, puis je re-regarde : Si !si ! C'est bien moi qu'il dévisage comme ça, et en plus il me sourit : Euhhhh c'est un malade ce type ?
Pourquoi est-il heureux dès le matin, ça ne devrait pas exister , les gens comme ça !
Je deteste les gens heureux, surtout le matin, ça me rappelle que je fais partie de la population des grincheux, des aigris, des alliénés, j'en ai conscience c'est déja ça!

À force de re-re-regards je finis finalement par lui adresser un sourire discret. Il m'intrigue avec son regard noir et narquois qui invite volontier au défis, son costume gris déteint mal repassé qui lui arrive au dessu des chevilles, sa barbe de deux jours, ses cheveux chocolat dont il n'as pas pris la peine de les coiffés, de les arrangers, c'est sûr, avec cette allure ça ne peut être qu' un malade, oui un malade.C'est bien ce que je ne cesse de me répéter mais chaque fois un adjectif s'ajoute :

_ « c'est un malade, un beau malade! »

Les portes du métro s'ouvrent, arrêt Baudelaire-Merde je dois déja descendre-je me lève péniblement, ne m'interrompant pas de le regarder plus insistement qu'il ne le fait, puis je finis par lâcher son regard mysterieux, je m'avance, pensant au prochain cours que je devais donner au seconde B. La galère!

Qu'est-ce que... : Une main sur mon epaule ! Je me met à crier et aperçois le beau malade, qui, surpris de ma réaction se met à rire en marmonant:
_ « Désolé de vous avoir effrayée, quelque chose en vous m'as interpeller, je ne s'aurais vous dire quoi. Sachez que ce n'est pas mon habitude de venir accoster les jolis filles mais je ne peux pas vous laisser partir sans vous revoir.Je ne peux pas...» _ « Non mais faut vous faire soigner pauvre malade ! »

Je part furieuse, il est 8h17 et je suis foutrement en retard, d'un pas sacadé je passe la grille, fait un signe de tête au surveillant qui m'adresse un : « bonjour Mademoiselle Lafarge » ,blasé. Dans le couloir ma seconde B fait un brouhaha pas possible, mes talons claquent sur le carrelage pour leur faire comprendre que ce n'est plus la peine d'espérer que je me sois casser une jambe ou que je sois malade, je suis bien là, décidée à leur faire cours.

10h15 : enfin ma pause, je m'empresse d'aller chercher mon café à la salle des professeurs. Christianne, prof d'anglais est la première comme toujours, elle ne raterais pour rien au monde son café.C'est une petite bonne femme au yeux rieurs, elle cache toujours dans son double menton un colier qu'elle a tenter d'appareiller à sa tenue-elle a tenter-Yann arrive ensuite, toujours grincheu mais le coeur sur la main.C'est le genre d'homme sec, grand et maigre a en faire peur, un homme certe impulsif dont les élêves se plaigne souvent mais c'est un homme qui à souffert et qui aime sa solitude, se la forgeant jusqu'à l'extreme. Et puis c'est la débondade, une fameuse course poursuite pour avoir très vite un café, avant qu'il n'y en ait plus.
Je m'installe près de Christianne, Paul et Sophie, pour partir dans un débat : Docteur Houss est-il naturellement méchant ? Paul, prof de philosophie cache sous ses airs d'intellectuel un coté décalé qui m'a directement plus, il est grand et assez carré ce qui contraste avec sa tête toute en longueur, paul ne le dit pas mais il prend soin de lui et de son corps, quelques fin cheveux courent sur sa patinoire à mouche qui lui sert de tête, il nous sort une théorie du type « c'est la société qui rend l'homme mauvais, il est naturellement bon ».Nous ne voyons même pas que Monsieur Jaouen, directeur du Lycée est entré en compagnie du nouveau professeur de musique.
_ « Madame Bilois professeur d'anglais, Monsieur Paul Martinez professeur de philosophie et Mademoiselle Lafarge, professeur de français je vous présente Monsieur Marlet notre nouveau professeur de musique ! »
Je lève alors la tête et...
_ « Enchantée mademoiselle aigri, Monsieur Pauvre malade est ravi de faire votre connaissance ! »Dit il en plissant les yeux, ce qui me laissa deviner ses pensés: "Ce n'est que le début!"
Il était là -devant moi-avec son regard narquois, son costume mal taillé et une nonchalance invraisemblable, le nouveau prof de musique, le beau malade ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

# Posté le mercredi 23 avril 2008 17:07

Modifié le vendredi 15 août 2008 10:56

pourquoi pas?

vendredi 26 avril :

Pourquoi pas ?


C'est toujours la même chose pour moi-toujours-A croire que celui qui a lancé la fameuse phrase "métro-boulot-dodo" la prononcée en pensant très fort a moi !

Bien sûr, il y a les soirées le week end où l'alcool devient alors mon meilleur amant, il y a les dîners chez des amis en couple et puis ces moments passés sur une terrasse avec mes amies toujours célibataires, je n'ai pas à me plaindre c'est vrai : J'ai un boulot qui me passionne où je peux conjuguer mes deux passions : La littérature et Les adolescents, j'ai des amis sur qui compter, un appart superbement décoré par mon ami Nicolas et puis j'ai mon chat pour me tenir compagnie les soirs où je me gave de glace, pleurnichant devant Titanic, "NOOOOON Jack ne me laisseeuuh paaas !"( pfff qu'est ce qu'il en a foutre Jack? De là où il est, il ne nous entend pas, on le sait pertinemment, mais pourtant on ne peut pas s'empêcher de parler à notre télévision au moment où Rose s'aperçoit qu'il ne lui fera pas de jolis petits bébés").

Oui voilà ma vie, je n'ai pas à me plaindre, mais comme chaque être humain normalement constitué j'en redemande toujours plus, je veux un homme.

La question ne se posait pas jusqu'à ce que Mr Marlet Pierrick ne viennent s'incruster dans mon métro, dans mon boulot et dans mon coeur !
Il suffit qu'un homme débarque de je ne sais où (parce que soyons franc, lui il n'est surement pas de notre planète, un homme aussi craquant, avec une désinvolture incroyable et un regard si intense qu'il vous fait fondre sur place, ça existe bien sûr mais, dans les rêves)pour bousculer tout un train de vie !

Voilà trois petits jours que nous travaillons dans le même lieu, il me taquine, me cherche du regard, me sert mon café pour que j'en ai un avant qu'il n'y en ait plus, me complimente, m'énerve, prétexte une excuse bidon pour interrompre mon cours : " Laurane, est-ce que tu aurais la clé pour pouvoir prendre les instruments ?"
Et là en une fraction de seconde deux mots me sautent à l'esprit : "Lauranne" et "tu".
Pouvait-il sous prétexte de m'avoir fait peur à la sortie du métro, travailler dans le même endroit que moi et avouons le : me plaire, m'appeler par mon prénom et me tutoyer ? Etions nous des collègues qui font marcher cette solidarité entre jeunes professeurs ou avions nous dépassés cette limite ?

C'est le dernier jour de la semaine, ce qui annonce un week end, un vendredi soir passé devant des séries télés stupides, un samedi matin à faire le ménage, un après midi entre amie( je compte aussi Nicolas ici, vous comprendrez très vite pourquoi) et un samedi soir en soirée et mon dimanche à récupérer de ma soirée.

Je sortais du Lycée en pensant donc a toutes ces choses à faire-toujours les mêmes-Quand j'entendis le klaxon d'un de ces scooters. Je me tourne vers le scooter en question, prête à réprimander l'élève qui osait klaxonner son professeur. Le scooter était beaucoup plus grand. Beaucoup plus cylindré. Avait beaucoup plus d'allure : C'était une moto, ce n'était pas un élève mais... un homme : Le casque au bras, les cheveux ébourifé, une barbe de 4jours, un costume mal taillé, ridiculement beau, joliment négligé, sortit tout droit d'une autre planète, un pauvre malade quoi : Pierrick Marlet !

Déboussolée je m'avance vers lui. Que voulait-il ? La clé de l'armoir ? Savoir où se trouve la salle où on peut avoir le lecteur DVD ?
j'arrivai à sa hauteur, il y eu un silence, court mais significatif : Il ne savait pas lui-même ce qu'il allait me demander, alors je pris les devants :

_" Vous n'avez pas passer l'époque du rebel ? Votre période de l'ado anarchiste et rockeur sur les bords est toujours en vous ?
Il rit amusé de mon semblant d' arrogance, puis me demande :

_" Et toi, l'époque de la gentille et serieuse demoiselle qui flirt avec le rebel, tu serais prête à la revivre?"

Il ne prend pas la peine d'attendre:

_"Disons, samedi soir 21h30 ici même !"

Je reste là sans rien dire, non pas que je ne veuille lui répondre mais parce que surprise de ses avances je ne sut quoi dire. Il enfile son casque. Fait ronronner le moteur de son engin. Je m'écarte. Il s'éloigne.

Samedi soir ! Demain...vais-je y allez, une folle envie me dévore de le retrouver lui et son air de méchant garçon, digne des rebels dans les films parlant de princesse et de chevaleire, lui, complètement décalé de la réalité.
Y aller serait donner raison à son arrogance, à son attitude de "trop sûr de lui" et...c'est mon collègue de travail...

Demain soir, premier rendez-vous, je ne sais que faire ! ! ! ! ! ! ! ! !
pourquoi pas?

# Posté le vendredi 25 avril 2008 20:19

Modifié le vendredi 15 août 2008 11:04

Course poursuite vers la beauté

Course poursuite vers la beauté
Samedi 27 avril :

pourquoi suis-je une fille ?


11h15 :

Ce foutu réveil m'as sortie péniblement des bras de morphé, lui, l'homme de mes nuits.J'entreprend alors un périple: Me lèver.Je me dirige instinctivement vers la cafetière, comme un requin assoifé de sang. Kirri mon chat fait des huit entre mes jambes et miaule pour réclamer de quoi lui remplir le ventre. Je m'avachie sur mon canapé, déja lassée. Le disque Artificial animals riding on neverland en fond sonore, pour donner vit a cette appartement, un semblant de présence, de bruit, de plinte, d' Aaron. Je plonge dans mes pensées :

Il parait qu' aujourd'hui je déjeuner avec Nicolas qui me fera partager ses ébats amoureux (à défauts d'en vivre, je l'écoute et vis une vie sentimentale par substitution).
Mon agenda me propose ensuite de retrouver Sarah et d'écouter ses problèmes de couple (Elle a découvert que Christophe son mari depuis peu la trompé lors de sa soirée d'enterrement de vie de garçons.), nous noierons alors notre mal être dans des achats compulsifs.
Ce soir, surement une soirée avec la bande, tous autour d'une table en grignotant des curly, nous remémorant de vieux souvenirs qui nous font encore aujourd'hui sourire.

Ahhhhhh mais NON ! ! ! ! ! Ce soir-Pierrick-Merde-je l'avais oubliée !

Alors que je me souviens que ma vie sentimentale n'est pas si pathétique que ça, la sonnerie retentit : Nicolas !
Suis-je restée si longtemps dans ce lagon de pensées?
Je lui ouvre : il est bien apprêté comme toujours, Nicolas à la classe, grand comme un building de new york, yeux vert qui rappel le logo de recyclage écologique, châtain, rasé de près, chaussure italienne, il connait tout de la mode, il est beau (il n'a pas de charme, il est beau tout simplement.) , c'est une salope à ce que dirais les rumeurs, ce genre de gars qui est dans les lieux où il faut être ou plutot là où les gens que l'on envie sur papier glacé rêvent d'y être vus, il assume son homosexualité et il en joue en accentuant sur le prototype du gay, il passe entre les bras de différents hommes au cours d'une soirée et ça le fait rire tout ce qu'ont dit de lui, j'aime son côté décalé, attentionné...

_"OOOOhhh mon dieu, ma chérriiiiiiiie tu as vu t'as tête ?"
J'avais oublié de préciser son côté délicat, il sait parler aux femmes, ce n'est pas pour rien qu'il est gay !
C'est autour d'une salade niçoise que je lui explique la situation, ma situation, ce rendez-vous avec Pierrick, mes inquiétudes.Il prend son portable, me regarde avec insistance et...

_"Ne m'en veut pas, tu verras tu me remercieras !" Il compose alors un numéros et...

_"Oui Allôôô ? C'est pour une urgence, Il faut que tu me cales un rendez-vous en début d'après midi s'il te plait. Quoi ? Comment ça n'est pas possibleuh ? Ecoute c'est urgent, tu m'entends, la fille en question n'as pas partagée son lit depuis deux mois avec un homme, tu ne peux pas la laisser ! Biennnn ! Merci, a tout a l'heureeeuh !"
L'art de la délicatesse, c'est Nicolas !

17h04 :

Je rentre dans l'institut aussi rouge que le drapeau du partie communiste. Ils étaient tous au courant de ma vie sexuelle, ou plutôt de l'absence de vie sexuelle !
Je finis tout de même sous les encouragements de Nicolas à me faire entrainer dans un salon, futur lieu de ma torture, au moment où l'ethéticienne retire la cire de ma jambe, je me demande pourquoi n'a t-on jamais trainer ces instituts devant les tribunaux pour barbarie !

Je resors de là, satisfaite tout de même, je regarde l'heure : 19h25: Sarah ! elle doit m'attendre depuis dix minutes déjà, j'embrasse Nicolas, le remercie ( comme il me l'avait prédit) et me lance dans une coursse folle contre la montre !

21h09:

Petit récapitulatif : J'ai une peau toute neuve, j'ai dit adieu à mes poils (depuis le temps eux et moi étions devenus amis), mon brushing est fait, dernière touche de gloss, quelques gouttes de parfums déposées au creux de mon coup, à mes poignets... Ma nouvelle paire chaussure est enfilée et s'accorde parfaitement avec cette petite robe achetée à moins quarante pour cent avec Sarah tout à l'heure. Je regarde ma montre : 21h22 !

Je cours direction la bouche de métro, arrêt Baudelaire!!!!!!!!

# Posté le dimanche 04 mai 2008 13:25

Modifié le vendredi 15 août 2008 11:07

la premiere fois...

la premiere fois...
Dimanche 28 avril:

A bout de souffle...

Je suis à bout de souffle quand j'arrive devant le Lycée public Verlaine : cette sensation de lassitude, de toujours courir après quelque chose dans la vie :

A quatre ans on apprend à courir après un ballon.
A six ans, on commence à rentrer dans le rallye de la performance.
A dix ans on découvre l'amitié et l'on passera son temps à galoper après, tout le long de notre vie
A douze ans entreprend un marathon après l'amour
A seize ans on trote après notre innocence si subitement dérobée une nuit d'été.
A dix-huit ans on cours après un semblant d'indépendance, on se lance dans l'arène d'un monde de concurrence.
A vingt ans on se lance à la poursuite de nos rêves, de notre destin.
Arrive le temps du premier enfant où surgit tout à coup un duel avec notre identité.
La trentaine passée, on regarde ce que l'on a accomplit, le chemin parcouru jusque ici, et l'on joue alors à cache-cache avec les souvenirs, avec la nostalgie.
Et quand vous croirez être enfin arrivés sur la ligne d'arrivé vous lâcherez votre dernier souffle à courir après le temps.

Entre tout ça, vous pourchasserez le bonheur (une jolie petite maison, un chien, un mari attentionné qui rentre le soir et deux ou trois bambins qui donneront un sens à votre existence.), vous courez après un bus, aprés toutes ces questions auxquelles il n'existe pas toujours de réponses, vous vous essouflez contre la montre, après une feuille qui s'envole, après une liberté illusoire...

Je suis déjà à bout de souffle, épuisée par une vie trop calme, j'allume une cigarette pour mieux racourcir ce temps à courir. Que se consume ce destin d'athlète quand je sens la fumée rentrer doucement dans mes poumons et sortir dans un fessau de lumière que dessine le soleil!

Lui? Il est au bout du parking, figé tel un chat au aguet, me fixant, la blancheur de son marcel m'éblouit et me sort doucement de ces pensées obscures. J'avance péniblement vers lui, ces foutus chaussures me torturent les pieds, marcher avec des talons sur des pavés relève de l'exploit, ajoutez à cela l'angoisse d'une première fois qui fait trembler naturellement les jambes et vous comprendrez que ceci relève du miracle !

j'arrive à sa hauteur, écrase ma cigarette à ses pieds-je le provoque-il me fixe avec son regard ténébreux-il me défis-Depuis quand l'amour est-il un jeu d'où l'on en sort forcement perdant ? Depuis quand la séduction devenait elle dangereuse ?

Il m'annonce que nous nous rendons dans un bar, où un chanteur ce produit ce soir.
Un "bon chanteur" ajoute-il!

Oui je ne le connais pas et je le laisse me prendre la main, prête à lui faire des serments que je romprais demain. Qu'importe je ne veux plus courir, je veux vivre sans réfléchir et arrêter de mettre en application ces principes que l'ont intériorisent depuis notre tendre enfance.
Il est fou et à ses côtés je ne suis qu'une enfant qui croit en l'amour. Je ne le connais pas, mais mon coeur bat plus fort quand il me regarde. Je ne le connais pas mais je serais prête à retrouver le courage et m'essoufler dans ce jeu de chasse aux trésors pour découvrir toutes les joies qu'offre ce grand concept abstrait : l'amour !

Le bar n'est pas très loin (Dieu merci pour mes pieds qui n'ont jamais demandés à marcher), nous y entrons, une ambiance feutrée est de mise, le meublier est en vieux bois, ce bar a vécu et a vu passer des centaines de première foi.
Il dit bonjour au serveur, sert la main a quelques "piliers de bar" tout en m'entrainant vers le fond de ce lieu chaleureux.
Nous nous installons près de la scène, un semblant de rangé de tables nous sépare d'elle. Un groupe joue des reprises de téléphone et des innocents. Ce doit être ce chanteur, ce bon chanteur dont il m'a parlée.
Il commande une pression, je fais de même.

[] La première bière a du mal à passer et va de paire avec la tension qui demeure entre nous, nous sommes mal à l'aise. Le silence est roi, non pas un de ces silences lourds et pénibles que l'on rêverait de rompre, mais ceux qui invite à une méditation mutuelle, ceux qui nous disent qu'il vaut parfois mieux ne rien dire.
[] La deuxième passe déja mieux avec une cigarette, nous commençons à parler de tout, de rien.
[]La troisième s'enfile encore mieux, je commence à avoir chaud et nous rions de temps en temps
[] La quatrième est déscendue très vite, nous nous esclaffons et nous avons déja retracés la moitier de nos vies.
[] La cinquième bière arrive, le groupe s'arrête de chanter, de jouer.

_ " C'est ça pour toi un bon chanteur ? Quelle originalité de reprendre des morceaux !"lui dis-je.

_"Pierrick à toi ! ! ! ! ". Crie le serveur à l'autre bout du bar.

Il se lève, me sourit et me lance
_ "Je te dis que le chanteur de ce soir est bon et il l'est!"

Sans comprendre ce qu'il se passe il se dirige vers la scène, prend la guitare qui se trouve dans un des coins et s'approche du micro. La bière lui aurait elle tant que ça montée à la tête? Il n'oserait pas s'improviser en roi de karaoké ?

Les gens applaudissent, il règle le micro :

_"Juste pour elle !" Dit il en me regardant dans les yeux.

J'avais honte, honte d'entendre une chanson française et de le voir se ridiculiser en public.
Sa main passe sur sa guitare, il la caresse, elle en ronronne de plaisir et sort des sons mélodieux, il est là figé au milieux de la scène et commence à chanter, sa voix est suave, il est habité, il est dans son monde et m'y invite chaque fois que je croise son regard.
Le chanteur est réellement "bon"!

Je reste là, au millieu de tout ces gens mais je suis pourtant ailleurs, sa voix me transcende et m'appelle à un voyage féerique, j'ai arrêtée de courir pendant un moment pour mieux m'envoler.
Les dernières mélodies se terminent sous les applaudissements unanimes des clients du bar. Il se rassoit en face de moi et termine son verre qu'il avait laissé.
Je ne sais si c'est l'alcool qui coule dans mes veines ou s'il m'as littéralement charmé par ses chansons mais je me retrouve dans un autre monde !

Nous quittons le bar, joyeux, main dans la main. Il fait nuit et les filets de lumière des lampadaires dansent sur les pavés. Il s'arrête. Il m'arrête. M'attire vers lui et pose ses lèvres sur les miennes, son souffle rentre en moi-mille fois plus exquis que la fumée de cigarette-nos lèvres s'entrelassent, nos langues dansent une de ces danses langoureuses.
Quand il s'arrêta, nous nous regardons, comme si nous venions de partager un secret, un trésor que personne ne devait découvrir hormis nous!

Nous reprenons notre route, nous titubons dans la rue, l'alcool nous rend notre âme d'enfants, nous chantons de vielles chansons, nous rions...

Aprés?

plus rien, le trou noir, l'alcool peut être un très bon ami, mais il est sournoi et peut vous faire oublier la meilleure soirée de votre vie !
Je sais seulement que je me suis réveillée ce matin, dans mon lit, avec l'horrible sensation que ce lit c'était transformée en bateau tant j'avais le mal de mer et que ma tête était habitée par des milliard de woody wood pikeur !

Demain retour au Lycée Voltaire : comment réagir lorsque l'on ne se rappelle pratiquement plus de rien ? ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

# Posté le mercredi 07 mai 2008 14:24

Modifié le vendredi 15 août 2008 11:22

et si ce n'étais qu'une illusion?

Vidéo by yohan " someone touched my shoulder" {www.truthemap.skyblog.com}


Mardi 30 avril:

était ce le fruit de mon imagination?


Je ne peux pas l'avoir rêvée, il était là : si proche. Ses lèvres contre les miennes. Son souffle chaud dans mon cou. Sa voix au creux de mon oreille. Sa main qui passait dans mes cheveux. Nos rires qui s'envolaient loin dans l'univers. Lui et sa guitare. Lui et son air arrogant. Lui et son regard ténébreux. Cet homme était bien là, alors pourquoi me fui-t-il comme s'il ne c'était rien passé ?

Peut on rêver si fort que la frontière entre fiction et réalité se brouille dans nos têtes ?

Hier j'avais le sourire, je me suis levée et j'ai remercié ce foutus réveil de me montrer que les jours ont encore tant à m'offrir. J'ai pris goût à me maquiller, alors qu'avant je me limitait au mascara, hier je me sentais l'âme d'une artiste, je voyais mon visage comme une toile qui reprenait vie :

Je l'ai restaurée en lui redonnant des couleurs, je lui ai donné plus d'intensité en faisant ressortir les formes de mon visage...
Aujourd'hui je l'abandonne, cette toile, puisque le seul amateur d'art visé ne se donne pas la peine de jeter ne serais ce qu'un coup d'oeil !

Je suis arrivée à mon cours avec le sourire et j'ai proposé à mes élèves de faire cours dehors afin de profiter du beau temps.

A 10h15 je suis arrivée bien à l'heure du café, mais personne ne me l'a servi.
Pierrick est entré après. C'est servi. A bu son café. A jeté son gobelet et est repartit aussi vite qu'il était entré.

Avait il fait la même chose avec moi ? M'avait il séduit, puis consommer pour enfin me jeter ? Etait il entré dans ma vie aussi vite qu'il en était sortit ?

Que c'était il passé cette nuit là pour que ces regards tant insistants d'habitudes, prennent la fuite si soudainement ?

Je n'ai pas osée aller le voir hier, j'avais trop peur, peur de ce que j'avais été capable de faire samedi soir...

Suis je folle ? Ai-je tout simplement imaginée ce scénario ? Non... Ses baisers étaient bien réels et pourtant ses souvenirs se font fantômes de cette nuit passée.
J'avais cru sentir mon coeur battre plus fort, il ne suffit pas de croire...

Le doute est pire encore que la certitude d'avoir commis une faute, si seulement je savais...
Je suis condamnée à travailler avec un homme avec qui j'ai cru passer un début de soirée formidable (bien oui, je ne me souviens plus de la fin mais promis : c'étais la dernière fois que je buvais !) et qui me fuit au travail.

S'est-il rendu compte que nous ne devions que garder des liens professionels ?
Est-ce que l'alcool m'a rendu si stupide que je l'ai vexé, toucher, dégouté ?Si seulement aujourd'hui n'était qu' une illusion ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

# Posté le mercredi 07 mai 2008 17:14

Modifié le vendredi 15 août 2008 11:25